Action surprise pour les enfants et leurs amiEs!

5 mai, 16h30 Carré Phillips (métro McGill, coin Sainte-Catherine et Union)
Potluck et chansons!

Un appel à tous les musicienNEs, artistes de cirque, tricoteurs et
tricoteuses, parents, enfants et bébé, travailleurs et travailleuses
et étudiantEs à se joindre à nous pour une action

————

Surprise action for families and their allies!!
May 5th – 4:30pm Square Phillips (Metro McGill, St. Catherine/Union)
Potluck & singing along outside!

Calling all singers, circus artists, decorators and knitters, parents,
kids, workers, and students for this inter-generational action. Bring
toys, games, and art supplies!

ÉVÉNEMENT FACEBOOK: https://www.facebook.com/events/218423244935815/

 

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Conscience sociale

J’ai toujours cru que, dans une société démocratique, les droits de la majorité primaient sur ceux de la minorité. La Charte des droits et libertés de la personne n’est-elle pas venue créer une ambiguïté sur cette conception des droits? N’oublie-t-on pas aussi que des obligations sont rattachées à ces droits?

La Charte est première et primordiale par rapport aux autres lois. Rappelons-nous qu’en 1982, lors de la grève des employés de la fonction publique et parapublique, le décret émis par le Gouvernement pour le retour au travail en suspendait l’application. Ce qui voulait dire que tous ceux qui ne se soumettraient pas au décret seraient passibles de pénalités. La décision de se soumettre ou non au décret fut un moment dramatiquement ressenti par tous les grévistes, car ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on défie un décret gouvernemental! C’est pourtant ce qui arriva. Dans les assemblées, c’est dans un silence total que les grévistes votèrent à la très forte majorité contre le décret, pleinement conscient de ce que cela pouvait signifier comme conséquence sur la paix sociale. Cette désobéissance civile se justifiait par le déni des droits et libertés de la personne inscrits dans  la Charte. Dans ce cas, les principes de la Démocratie et de l
a Charte ne se contredisaient pas.

Le respect des droits de la collectivité est un principe de base reconnu et respecté dans toute démocratie. Dans le conflit actuel concernant la hausse des droits de scolarité, comment alors concilier ces droits de la collectivité avec ceux des individus, inscrits dans la Charte? Apparemment, dans le conflit actuel, la Charte prend la préséance sur la démocratie. Pourtant, ne s’agit-il pas des droits d’une collectivité reposant sur un vote librement exprimé en assemblée générale et concernant un droit social? Or, l’éducation n’est-elle pas justement un droit social fondamental reconnu internationalement, reconnaissance d’ailleurs à laquelle le Québec a souscrit? Ou alors, le gouvernement considère-t-il  l’éducation comme un privilège réservé à une certaine classe sociale plus qu’aisée? Cela expliquerait-il la subvention de quatre cent trente millions aux institutions privées?  Ne devrait-il pas investir ce montant dans le réseau universitaire plutôt que d’augmenter les frais de scolarité?

Les tribunaux, en accordant des injonctions à ceux qui refusent de suivre les voies de la démocratie en respectant un vote majoritairement remporté, mettent-ils donc les droits des individus avant ceux de la collectivité, alors que ces droits concernent un enjeu social, donc collectif? Ce faisant, ne créent-ils pas une jurisprudence boiteuse basée uniquement sur la Charte, sans égard au fondement même de la démocratie?

Je suis une grand-mère de 85 ans, très fière de ces jeunes qui se tiennent debout et de leurs représentants officiels qui font preuve comme eux d’une maturité à toute épreuve, d’un argumentaire fondé sur des bases sociales solides, d’une parfaite maîtrise d’eux même, face à un gouvernement qui pourrait leur envier ces qualités, au lieu de tomber dans un infantilisme incroyable!

Je suis aussi très fière de mes dix petits-enfants, certains finissants de cégep ou d’université, d’autres en cours d’étude. Ils ont fait preuve d’une belle conscience sociale, mettant de côté leurs petits intérêts personnels pour appuyer et promouvoir  cette cause primordiale de l’accessibilité pour tous nos jeunes à une éducation essentielle à l’avancement et l’épanouissement du Québec!

Giannina Mercier-Gouin, prof de morale à la retraite

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EN TANT QUE MÈRES

Des mères appuient les étudiants en grève contre la hausse des frais de scolarité.

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Grève étudiante – Têtes blanches et carrés rouges

Source: Claude Perron – Le Devoir du 26 avril 2012

Je suis resté pantois suite à la lecture du texte de Philippe Rioux «Lettre à mes étudiants». Il exhorte ses étudiants à continuer de s’opposer à la violente répression dont ils sont l’objet. Les étudiants et professeurs syndiqués n’ont pas à « respecter la loi à la lettre alors que le gouvernement fait fi de la démocratie », écrit-il, et j’en suis.

Mais la suite de son texte constitue une vision grossièrement manichéenne de l’actuelle problématique qui opposerait aux étudiants «les aînés». Si j’enseignais encore en science politique, je pourrais me servir de ce texte pour illustrer la notion d’âgisme. D’une part, il y aurait les aînés qui sont ceux qui reprochent aux étudiants de demander trop, d’être irréalistes. «Ces gens qui ont bénéficié de ce modèle scolaire [...] sollicitant des soins de santé qui engagent des frais astronomiques [...] bénéficiant de tous leurs beaux programmes sociaux [...] le comble de l’avarice.»

Le professeur de littérature au collège Ahuntsic ne s’arrête pas en si bonne voie. Il devient vitriolique : «À votre tour de traiter ces parvenus comme de vieilles personnes qui s’emmitouflent dans le châle de leur bien-être financier et qui ne veulent surtout pas que l’on touche à leur manger mou [...] aux esprits séniles embués d’immobilisme.»

Quant aux étudiants, d’autre part, ils sont «bouillants», «indignés», «vivants», ont «l’énergie de demain», ils luttent «pour un monde meilleur, une société plus solidaire».

L’envers de la médaille

Or, la réalité est bien sûr tout autre. Si plusieurs étudiants de facultés et de cégeps luttent courageusement contre une hausse injuste et injustifiée des droits de scolarité, contre la marchandisation de la connaissance et contre une gestion affairiste des universités, d’autres continuent tranquillement leurs études. Au mépris de décisions démocratiques prises en assemblées, certains étudiants ont commencé à demander aux tribunaux des injonctions pour qu’on oblige les enseignants à leur donner les cours… pour qu’ils livrent la marchandise pour laquelle ils ont payé, après tout. Leur première préoccupation est d’arriver le plus rapidement sur le «marché du travail» pour y dégoter un emploi rémunérateur.

Par ailleurs, le portrait que M. Rioux trace des aînés est tout aussi trompeur. Combien d’entre eux ont profité des études universitaires ? Sont-ils les premiers bénéficiaires des sommes astronomiques investies en santé ? Et quels sont ces «beaux programmes sociaux» auxquels il fait référence ? L’assistance sociale ? Les logements sociaux ? Les luxueuses pensions de vieillesse ? Quoi qu’il en soit, ceux qui sont à l’origine de cette crise ne sont sûrement pas parmi les aînés condamnés « au manger mou » auquel il fait référence !

Aînés contre la hausse

L’important conflit actuel transcende les catégories d’âge. Le mouvement étudiant a fait ressortir un débat crucial entre progressistes et réactionnaires de tous âges, de toutes origines, de tous groupes linguistiques. Il oppose des gens de gauche, pour qui la justice et donc l’accès à l’éducation sont des valeurs premières, à des gens de droite qui veulent faire prévaloir les droits des individus et pour qui l’éducation est une marchandise comme une autre. «La grève est étudiante, mais la lutte est populaire», peut-on lire sur leurs bannières.

L’auteur nous dit qu’il participe aux manifestations, brandissant pancarte et chantant des slogans. J’en suis fort aise et s’il porte attention lors des prochaines manifs, il devrait apercevoir la bannière rouge des «Aînés contre la hausse». Ou, comme ce lundi matin, sous la pluie glaciale devant le cégep Ahuntsic, la pancarte de mon ami Eduardo: «Têtes blanches carrés rouges».

Qu’il vienne nous rejoindre: nous luttons aussi pour un monde meilleur et une société solidaire, mais forcément sans l’exclusion d’aucun groupe social. Nous pourrons en discuter.

Lire sur le site du journal Le Devoir.

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Lipdub ROUGE

Nous, étudiants, ne sommes pas des casseurs violents comme Jean Charest et son équipe s’efforcent de nous représenter. Nous sommes une génération remplie d’espoir envers un futur meilleur, en quête d’une société plus juste. Nous marchons depuis février presque quotidiennement pour faire entendre notre indignation face à un gouvernement sourd, entêté à nous discréditer pour séduire son électorat de droite. Cette fois-ci, nous avons rassemblé des groupes d’étudiants faisant briller notre grand mouvement par leur originalité d’expression. Des artistes engagés dans la réussite de notre soulèvement depuis ses débuts. Sur des airs à saveur révolutionnaire, nous maintenons la pression et nous déclarons haut et fort et en musique, une fois de plus…

BLOQUONS LA HAUSSE!

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BÉBÉ BLOC à l’occasion de la manifestation anticapitaliste du 1er MAI 2012

Le comité de mobilisation des parents-étudiants de l’UQAM et des Parents contre la hausse invitent parents, grands-parents, enfants petits et grands et alliéEs des familles à former un bébé bloc lors de la manifestation anticapitaliste du 1er mai 2012! http://www.facebook.com/events/324635217571613/

Pourquoi un bébé bloc?
Dans le contexte politique actuel, où la répression policière est omniprésente et démesurée, il devient difficile, voir impossible pour certaines groupes de participer aux manifestations et autres actions qui nous interpellent. Un des groupes dont la participation est la plus restreinte est celui des parents et de leurs enfants. Le déploiement et les interventions policières imprévisibles menacent trop souvent leur sécurité. Malgré ce contexte répressif,  plusieurs parents veulent se doter de moyens pour continuer à lutter en mettant place les conditions nécessaires pour assurer le bien-être des enfants.

Qu’est-ce qu’un bébé bloc?
Un bébé bloc est un espace délimité dans une manifestation où sont réunis des enfants et les personnes qui en ont la responsabilité (parents, grands-parents, oncles, tantes, amiEs, alliéEs, etc.).  Ensemble, ces personnes veillent à la sécurité et aux besoins spécifiques des enfants et des ceux et celles qui les accompagnent afin que tout le monde se sente bien durant la marche. Le bébé bloc est donc un contingent autonome dans la manif qui pourra s’en séparer SI le besoin s’en fait sentir.

Nous sommes parents, grands-parents, anticapitalistes et en colère!
Contre la hausse des frais de scolarité et toutes les formes d’oppression, en solidarité avec  les laisséEs-pour-compte de notre société et d’ailleurs.

Montrons les différents visages de la lutte sans nous laisser intimider!

RENDEZ-VOUS le 1er MAI 2012  à 16h30, métro Champ-de-Mars

Cherchez des ballounes et du jaune!
Apportez vos pancartes, bannières, déguisements, instruments de musique!

 

WEB : http://www.parentscontrelahausse.org/
FACEBOOK : http://www.facebook.com/parentscontrelahausse
COURRIEL: parentscontrelahausse@gmail.com
ÉVÉNEMENT FACEBOOK: https://www.facebook.com/events/374342269274770/

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ACTION SURPRISE
1er MAI

Action surprise du 1er mai pour les enfants et leurs amiEs!
1er mai, 18h00 Carré Phillips (métro McGill, coin Ste-Catherine et Union)
Potluck et chansons

Un appel à tous les musicienNNEs, artistes de cirque, tricoteurs et
tricoteuses, parents, enfants et bébé, travailleurs et travailleuses
et étudiantEs à se joindre à nous pour une action
intergénérationnelle. Amène tes jeux, tes jouets et des matériaux pour faire de l’art!

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Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Éducation, Monsieur le Ministre de la Sécurité publique

19 avril 2012

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre de l’Éducation, Monsieur le Ministre de la Sécurité publique

En tant que parents d’enfants de tous âges, nous sommes scandalisés de voir une partie des jeunes du Québec, sous prétexte qu’ils contestent les politiques de votre gouvernement, se faire violenter par les autorités policières qui représentent la force de l’État, dont vous êtes, pour l’instant, les représentants.  Il n’est plus possible de vous taire devant les débordements policiers ou de faire comme s’ils n’étaient que de regrettables incidents isolés.  Aujourd’hui, les masques tombent.  Aucun terme n’est assez fort pour dire notre colère face au gazage, au matraquage, aux arrestations et, plus généralement,  à la répression à laquelle vous collaborez.  En d’autres termes, puisque vous avez une conception particulière de ce qui constitue un message clair, nous condamnons fermement la violence à laquelle se livrent les autorités.  Par conséquent, nous vous demandons de cesser de jeter de l’huile sur le feu en tentant de diviser les étudiants, plutôt que de discuter avec eux de la question de fond.  Par ailleurs, nous estimons qu’il est de votre devoir d’intervenir auprès des autorités compétentes afin de faire cesser l’escalade de la répression.  Les limites de l’acceptable sont clairement dépassées.  Faites cesser cette violence!

Chantale Lagacé, appuyée par 27 parents horrifiés.

La lettre a été envoyée par la poste aux destinataires le 23 avril 2012.

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RAPPEL: Les Parents contre la hausse au Jour de la terre: c’est demain!

Dans le cadre du Grand rassemblement du Jour de la Terre (22 avril), vous êtes invités à vous joindre aux Parents contre la hausse, dès 13h45 à la Place Émilie-Gamelin (métro Berri-UQAM). Venez nous rejoindre sous notre bannière « Parents contre la hausse ». Habillez-vous et maquillez-vous en rouge, et apportez vos instruments de musique et toute l’énergie de vos enfants!

Pourquoi les Parents contre la hausse au Jour de la Terre?

En tant que parents et membres de la communauté québécoise, nous nous sentons responsables de l’héritage que nous laissons aux générations futures. Cet héritage commun, c’est bien sûr celui de la justice sociale (celui que l’actuel mouvement étudiant défend avec une superbe détermination et dont nous sommes solidaires) mais c’est aussi celui de la protection d’un environnement naturel, une protection qui n’est pas prise au sérieux par nos dirigeants et, qui plus est, est mise en péril par les différents projets d’exploitation des ressources naturelles du Québec que promeut ce gouvernement, tel que le fameux Plan Nord. En conséquence, nous devons, encore une fois, hausser le ton afin d’exprimer notre profond désaccord avec les politiques du gouvernement libéral qui, en plus de prendre en otage la jeunesse, ne cesse de dilapider cet héritage au profit de son agenda électoral et des grandes entreprises qui profitent de ses largesses. Nous devons affirmer la nécessité de protéger le bien commun, dont l’éducation et l’environnement sont des piliers fondamentaux.

Le réseau des Parents contre la hausse

WEB : http://www.parentscontrelahausse.org/
FACEBOOK : http://www.facebook.com/parentscontrelahausse
COURRIEL: parentscontrelahausse@gmail.com
ÉVÉNEMENT FACEBOOK: https://www.facebook.com/events/155753601219131/

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Message aux mères

Je suis la mère outrée d’une étudiante à l’université en grève depuis neuf semaines. Une grève qui semble sans issue. Certains disent que les jeunes sont gâtés, violents, irresponsables… Pourtant, je les observe depuis le début. Ils revendiquent à travers des actions positives, pacifiques et créatives pour se faire voir et essayer de se faire entendre. Ils se battent pour ce qu’ils croient juste ; une société où les valeurs d’une éducation accessible à tous sont prioritaires, où la connaissance et l’expérience sont plus importantes que l’argent et le pouvoir.
Je suis très préoccupée et en colère face au mépris du gouvernement et à l’indifférence des gens face à cette jeunesse. La situation perdure, s’envenime. Ça me fait peur. Lorsqu’on n’est pas écouté, qu’on nous traite avec mépris et condescendance, que reste-il comme moyen pour se faire entendre?
Les étudiants ont quelque chose à dire, ils sont articulés dans leurs propos, brillants et passionnés. Leurs réflexions sont profondes et réfléchies. Depuis le début on ignore leurs revendications.
La meilleure façon de blesser un parent, c’est de dénigrer son enfant! C’est tout à fait ce qui m’enrage dans cette histoire, le gouvernement traite ma fille comme une moins que rien. Nos jeunes sont les poumons de notre société. En refusant de les entendre et de discuter avec eux, on les prive de leur air, on les asphyxie.
Ma préoccupation de mère est grande. Je vois bien que ceux qui ont l’oreille de ce gouvernement, ce sont ceux qui leur organisent des soupers bénéfices, des retours d’ascenseurs, des enveloppes brunes. Ce n’est pas comme ça que j’ai éduqué mes enfants. Quand il y a un problème, on s’assoit et on se parle!
On peut faire quoi, nous les mères, pour éduquer ce gouvernement?

Josée Hurteau
joseehurteau@hotmail.com

*****

Des dizaines de mères m’ont écrit pour signifier qu’elles seraient du coup si on préparait quelque chose !  Alors voici ce qui s’en vient.  Une cinéaste et son équipe feront un montage vidéo qui sera diffusé sur le net et les réseaux sociaux…

On profite du jour de la terre, dimanche le 22 avril, pour se donner un point de rencontre.  Lieux : parc Émile-Gamelin, coin Ste-Catherine et Berri.  Métro Berri-Uqàm.  Heure : 13h00 (juste avant la marche pour la Terre qui débute à 14 h00)

On fait quoi ?  Les mères ont des mots et des préoccupations différentes. Donc, on vous propose une phrase de départ que vous complétez dans vos mots, vos couleurs.

Moi, comme mère, je souhaite…, je dénonce …, je suis fière …, j’appuie …, je revendique …,  je condamne …  Vous voyez l’idée ?

Venez avec d’autres mères, vos grands ou petits enfants, et bienvenue aux grands mamans ! Ajoutez de la couleur !  Pancarte, maquillage, tendresse…  On fait ça pour nos jeunes !

Merci à toutes, en espérant enfin vous rencontrer.

Josée Hurteau

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Dialoguer, négocier?

Pendant une manifestation-rassemblement à laquelle je participais, je me suis retrouvée devant un policier anti-émeutiste! Vous connaissez ces membres des forces de l’ordre qui sont tout habillés en noir, qui sont anonymes, qui ont des casques bordés d’une visière, qui ont des matraques plus grosses qu’un bat de base-ball, qui lancent du gaz lacrymogène et qui, à l’occasion, vous balancent quelques balles de plastique…ben, voilà que j’étais en face d’un de ceux-là!

J’en ai profité pour lui poser quelques questions.

–Je lui ai demandé ce qu’il faisait là. Il a répondu qu’il suivait les ordres.
–Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a dit que c’était pour répondre à la provocation.
–Je lui ai fait remarquer que si lui et ses copains n’étaient pas là, il n’y aurait pas de provocation.
–Il m’a dit de circuler parce que j’étais sur une place publique. Je lui ai répondu que j’avais le droit d’être sur une place publique, justement parce qu’elle était publique.
–J’ai tenté aussi de lui expliquer que les contribuables (dont je fais partie) paient son salaire et que son salaire ne sort pas de la poche de Charest et de sa gang de privilégiés.
–Je lui ai aussi dit que j’étais bien tannée que mes impôts et ceux de tous les citoyens servent à payer son salaire pour taper sur nos enfants et pour les brutaliser.
–Il m’a répondu de circuler et de retourner dans ma cuisine.

Et puis ce fut le chaos : cette horde en noir attaquait. Pendant qu’à quelques mètres de là, ce bouffon qui se prend pour le premier ministre de notre Québec faisait le comique : il déridait ses amis marchands avec une bonne blague alors qu’il bradait nos ressources naturelles au plus offrant. Business as usual, n’est-ce pas, Mr John James Charest. Mais business dans la joie!

En passant, je suis la mère d’un étudiant en grève et j’ai le droit d’être dans la rue pour manifester contre ce gouvernement minable, arrogant et méprisant et j’ai le droit d’être dans la rue pour appuyer les revendications de nos enfants, revendications, qui en passant, sont aussi les miennes. Et j’ai le droit d’être très en colère.

Donc, j’en déduis : tous les parents et les citoyens concernés par cette crise et tous ceux opposés à la hausse des frais de scolarité, à la privatisation et au marchandage de nos institutions sociales (éducation, santé, etc.) n’ont qu’à bien se tenir et retourner dans leur cuisine (si ce sont des femmes) et, je présume, devant leur télévision (si ce sont des hommes)! De plus, j’en déduis, qu’il n’y aura pas de fin à la brutalité policière parce que la police, la meute dite anti-émeute, la SQ et toutes les autres forces tellement légales du désordre que ce gouvernement déploie sont là uniquement pour le protéger et pour nous bâillonner.

Les parents et tous les autres au Québec, quand allez-vous réagir? Quand un de vos enfants, un de nos enfants sera tué? Quand allez-vous abandonner vos fauteuils moelleux et votre petite vie tranquille pour vous placer à côté de vos enfants dans la rue et leur montrer que vous les appuyer dans leurs revendications.

Le message du gouvernement Charest est plus que clair : occupez-vous de ce qui vous regarde, c’est-à-dire payer vos impôts et fermez-la…. Magnifique leçon de démocratie, vous ne trouvez pas? Heureusement que nos enfants apprennent vite et ils ont tout compris!

M. Charest vous et votre gouvernement êtes les seuls responsables de toute cette violence, de toute cette brutalité, des blessés, de ce gâchis, de tous ces scandales. Vous et votre gouvernement n’avez jamais su gérer cette crise et vous en êtes d’ailleurs incapables; vous êtes incapables de gouverner le Québec : DÉMISSIONNEZ.

Line Maurel

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Nous, mères indignées

M. Jean Charest,

Mme Line Beauchamp,

Nous sommes les mères de ces jeunes étudiants qui manifestent pacifiquement depuis plus de deux mois en attente d’une ouverture de votre part. Que l’on soit pour ou contre la hausse des droits de scolarité, on ne peut pas nier que leur questionnement est légitime et fondamental.

Ne comprenez-vous pas qu’au-delà de la guerre des chiffres au sujet de la hausse des droits, ils s’interrogent sur les principes fondamentaux de l’égalité des opportunités, l’accès à l’éducation supérieure comme moteur de mobilité sociale, le rôle de l’université au sein et pour l’avenir de notre société?

Ne comprenez-vous pas que leur interrogation porte maintenant sur les principes fondamentaux de la démocratie, c’est-à-dire la liberté d’expression, la liberté d’association, le droit à l’objection de conscience et de contester pacifiquement, collectivement, des mesures qu’ils estiment injustes?

Comment pouvez-vous mépriser ces questionnements profonds et complexes en les écartant comme s’il s’agissait de caprices d’enfants-rois? Il n’y a pas dans ce conflit d’enfants-rois, mais une autorité de la pire espèce, tellement convaincue de savoir «ce qui est le mieux pour tous» qu’elle demeure sourde à sa jeunesse pensante.

Violence de l’État

Nous condamnons certes les débordements isolés (des initiatives individuelles qui n’ont jamais été autorisées ou orchestrées par aucune des trois associations étudiantes), mais encore plus les actions violentes qui ont été cautionnées par votre autorité, puisque vous restez silencieux devant les dérapages de la judiciarisation de ce conflit social. Ces policiers et agents de sécurité armés et blindés qui investissent les lieux de savoir, ces manifestants pacifiques que l’on traîne dans des cellules, ce jeune homme au visage ensanglanté représentent l’infamie d’une autorité à la dérive. Nous sommes d’avis qu’il n’y a pas de pire violence que la violence dont fait usage l’État contre ses citoyens.

Nous rappelons au gouvernement que ce mouvement étudiant est un magnifique exemple de mobilisation pacifiste porté par l’intelligence admirable et le discours sophistiqué des jeunes qui le soutiennent. C’est notamment en raison de cela que le mouvement étudiant québécois est appuyé par une portion substantielle de la population et attire présentement le regard du monde. Refuser d’engager un dialogue démocratique avec l’ensemble de ce mouvement, mépriser ainsi les étudiants, tout cela porte atteinte, en vérité, à votre propre dignité. Tenter de les museler par la force porte atteinte, en vérité, à votre propre légitimité.

En tant que mères, nous condamnons la violence structurelle et physique que vous déployez contre nos enfants. Cessez de jouer avec la rhétorique de la condamnation de la violence: dans les circonstances actuelles, ce discours soi-disant vertueux vous ridiculise. Dans le rapport de force qui vous oppose en ce moment aux étudiants, c’est vous qui portez la plus haute responsabilité sur vos épaules parce que c’est vous qui avez le gros bout du bâton. Nous ne vous permettrons pas d’en user, surtout pas à coup de grenades assourdissantes, de matraques, de boucliers et de poivre de Cayenne, contre nos jeunes citoyens, contre nos enfants.

Lire sur le site du journal Le Devoir

 

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Gaïa et Charlemagne, une même cause

À l’occasion du Jour de la Terre, il convient de réfléchir au sens de l’expression «développement durable» (DD) qu’on utilise aujourd’hui presque trop fréquemment. Pour un grand nombre de personnes, le DD, c’est l’intégration des dimensions sociales, économiques et environnementales dans la planification de nos projets. Mais on confond ici les moyens et la fin, et c’est ce qui contribue à dépouiller le concept de son sens.

Car à quoi sert l’intégration des trois dimensions si ce n’est à maintenir les conditions essentielles à la vie sur notre planète et à nous permettre de participer à son évolution? Ce véritable objectif du développement durable nous oblige alors à lier le Jour de la Terre et les revendications des étudiants, car ils concernent le futur des prochaines générations. Or nous alourdissons l’avenir de nos jeunes avec toutes sortes de problèmes, tout en diminuant leur capacité à y faire face. En somme, leur qualité de vie sera hypothéquée par les deux bouts!

Les jeunes devront gérer les impacts des changements climatiques sur l’agriculture, sur l’industrie touristique et sur plusieurs autres secteurs de l’économie (voir le Plan d’adaptation aux changements climatiques du gouvernement du Québec). Ils devront aussi affronter les conséquences de la croissance démographique mondiale et du vieillissement de la population locale, de la pauvreté, de la constante augmentation des déchets, de la pollution, de la consommation débridée des combustibles fossiles et de la surexploitation des ressources naturelles.

Et, en plus, ils devront subir la dégradation de la santé humaine et de celle des écosystèmes. Par exemple, on apprenait récemment que des chercheurs ont trouvé de l’arsenic, du Benadryl, du Tylenol, de la caféine, des antibiotiques prohibés et même des antidépresseurs dans les plumes des poulets que nous mangeons. Cette étude a relancé le débat sur la mauvaise utilisation des antibiotiques, auxquels les bactéries deviennent de plus en plus résistantes. En plus de faire peser une grave menace sur la santé, ce phénomène fait doubler le coût du traitement d’une infection bactérienne.

Lire la suite sur le site du journal Le Devoir

 

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Les Parents contre la hausse au Jour de la Terre


Dans le cadre du Grand rassemblement du Jour de la Terre (22 avril), vous êtes invités à vous joindre aux Parents contre la hausse, dès 13h45 à la Place Émilie-Gamelin (métro Berri-UQAM). Venez nous rejoindre sous notre bannière « Parents contre la hausse ». Habillez-vous et maquillez-vous en rouge, et apportez vos instruments de musique et toute l’énergie de vos enfants!

Pourquoi se mobiliser?

En tant que parents et membres de la communauté québécoise, nous nous sentons responsables de l’héritage que nous laissons aux générations futures. Cet héritage, c’est bien sûr celui de la justice sociale (celui que l’actuel mouvement étudiant défend avec une superbe détermination et dont nous sommes solidaires) mais c’est aussi celui de la protection d’un environnement naturel, une protection qui n’est pas prise au sérieux par nos dirigeants et, qui plus est, est mise en péril par les différents projets d’exploitation des ressources naturelles du Québec que promeut ce gouvernement, tel que le fameux Plan Nord. En conséquence, nous devons, encore une fois, hausser le ton afin d’exprimer notre profond désaccord avec les politiques du gouvernement libéral qui, en plus de prendre en otage la jeunesse, ne cesse de dilapider cet héritage au profit de son agenda électoral et des grandes entreprises qui profitent de ses largesses. Nous devons affirmer la nécessité de protéger le bien commun, dont l’éducation et l’environnement font partie.

Le réseau des Parents contre la hausse

WEB : http://www.parentscontrelahausse.org/
FACEBOOK : http://www.facebook.com/parentscontrelahausse
COURRIEL: parentscontrelahausse@gmail.com
ÉVÉNEMENT FACEBOOK: https://www.facebook.com/events/155753601219131/

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Annulation discriminatoire de la session au Conservatoire de musique de Montréal

 

La direction générale de l’institution a annoncé ce soir l’arrêt de la session pour tout étudiant ayant accumulé plus de deux absences dans chacun des cours de la session d’hiver 2012.

En vertu du régime pédagogique en vigueur, l’étudiant s’étant absenté et n’ayant pas obtenu les «acquis nécessaires» se voit empêché de se présenter aux examens finaux.

Cette mesure s’avère discriminatoire pour les étudiants en grève qui ont choisi de respecter le boycott des cours : en effet, le débrayage se poursuit depuis maintenant quatre semaines et entraîne automatiquement un nombre d’absences supérieur à ce que le régime pédagogique prescrit.

Les étudiants grévistes obtiendront donc la mention incomplet temporaire pour les matières concernées.  Ces mesures obligeront les étudiants concernés à payer de nouveau des frais de scolarité — augmentés — à la session prochaine, en plus d’allonger leur formation d’une année complète.

En plus de voir leur parcours scolaire bouleversé, l’éligibilité de plusieurs étudiants à l’Aide financière aux études pourrait être compromise pour la session d’automne prochaine.

Réclamant l’adoption d’un plan de retour à la gratuité – le Conservatoire était gratuit jusqu’en 1998 – les étudiants du Conservatoire de musique de Montréal n’ont pas, à ce jour, obtenu de réponses à leurs revendications.

Ces nouvelles directives s’ajoutent à la suspension sans solde du professeur Liette Yergeau et à l’injonction demandée par la direction il y a maintenant une semaine.

Pièce jointe : directive de retour en classe

NOUS VOUS INVITONS À SIGNER LA PÉTITION REVENDIQUANT UN RÉEL PROTOCOLE DE RETOUR EN CLASSE ET UNE TABLE DE NÉGOCIATION AVEC LA DIRECTION GÉNÉRALE SUR LES FRAIS DE SCOLARITÉ

Renseignements :Alexis Raynault et Simon Rivard

AECMM (Association étudiante du Conservatoire de musique de Montréal)
514 793 2852
asso.cmm@gmail.com

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Lettre adressée à Line Beauchamp et à Jean Charest

Le message ci-dessous a été envoyé aujourd’hui à Line Beauchamp et à Jean Charest.

Madame Beauchamp,

Vous n’avez pas d’ULTIMATUM à lancer aux étudiants qui luttent contre la hausse de scolarité. Cette action désespérée et malhonnête s’ajoute à toutes les actions pseudo-légales (injonctions, etc.) et à toutes les autres combines que vous mettez en œuvre pour masquer votre incapacité à gérer et à régler cette crise que vous et votre gouvernement avez provoquée.

Votre ULTIMATUM est encore une autre manœuvre de récupération et une tentative de gagner du temps, de prolonger la crise et de diviser le mouvement étudiant. Dénoncez-vous aussi la brutalité policière dont nos enfants sont souvent victimes? S’il y a de la violence aujourd’hui au Québec, c’est vous et votre gouvernement qui en êtes responsables.

Encore une fois, nous exigeons que vous entamiez immédiatement des pourparlers avec les étudiants sans condition et sans discrimination (ne choisissez pas de quoi VOUS voulez parler et AVEC QUI vous voulez le faire). Agir ainsi, c’est déjà vouer tout dialogue à l’échec. Mais votre mauvaise stratégie est de laisser pourrir cette crise et de transférer l’odieux de votre incompétence sur le dos des professeurs et des étudiants.

Nous en avons assez de votre intransigeance. Et nous sommes en colère. En tant que parents, contribuables, électeurs et citoyens, nous appuyons nos étudiants qui sont nos enfants et nous vous disons ASSEZ!

Nous les appuyons en participant à toutes les manifestations et tous les rassemblements; et nous continuerons de le faire même si despotiquement vous refusez d’entendre raison. Vous et votre gouvernement êtes entièrement responsables de ce gâchis. Si vous êtes incapables de prendre des décisions raisonnables, DÉMISSIONNEZ!

Line Maurel, Michel Baril

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